À l’heure où se superposent la mémoire du 11-Septembre, celle du 13-Novembre, l’après-7-Octobre et Rosh Hashana 5787, Louise Gaggini signe un texte de colère, de fidélité et de création. Des bougies de la fête à son atelier, de la tête de poisson à Babel, elle relie menace, responsabilité et obstination à vivre.
11 SEPTEMBRE 2001, 13 NOVEMBRE 2015, 7 OCTOBRE 2023
Partout où le monde musulman s’installe, par infiltration financière du Qatar et autres Soros, démocrates occidentaux et européens, la mort et la souffrance, la barbarie soumettent les populations et les pays à la mort et la peur.
Aujourd’hui, c’est à la fois la commémoration de l’attentat du 11 septembre, mais aussi Roch Hachana, l’an nouveau pour les juifs du monde.
5787 ans pour la plus ancienne des trois religions monothéistes, la grand-mère de tous, et il faudra qu’un jour les leaders politiques de l’Islam cessent de raconter des histoires aux musulmans qu’ils manipulent autant que l’ONU et Macron manipulent les Français.
L’Islam est arrivé au VIIe siècle et les Arabes de Palestine ont été désignés Palestiniens par Arafat dans les années 70.
Ce soir j’allumerai des bougies.
Nous ferons des bénédictions sur la pomme et le miel, prémices de douceurs à vivre, et nous honorerons des aliments comme la tête de poisson.
Sauf qu’on ne mange pas une tête de poisson par gourmandise : c’est un siman, un signe symbolique pour que nous soyons la tête et non la queue.
Ce qui signifie diriger sa vie et sa famille, être responsable.
Et depuis le 7 octobre 2023 particulièrement, on a pu voir combien les Israéliens l’ont été et le sont, en défendant leur pays contre des barbares islamiques et contre l’opinion internationale qui véhicule des propagandes mensongères de génocides ou de famines, toutes démenties depuis par l’ONU et les organismes internationaux, mais qui ont distillé leur venin dans les esprits fragiles.
Israël est dans l’œil du cyclone, mais les juifs résistent et résisteront comme ils le font depuis 5787 ans.
Pogroms, solutions finales et aujourd’hui antisionisme : personne ne peut assassiner l’esprit et l’âme d’un peuple.
Son corps peut brûler et disparaître — personne ne s’est gêné pour le faire, 6 millions ce n’est pas rien — mais pas son essence, qui échappe aux contingences terrestres et matérielles.
Ce soir, c’est Roch Hachana.
Et dans le désespoir du monde, les bougies allumées, les prières et les douceurs croquées, les cadeaux, l’infini amour qui nous lie malgré l’extermination qui nous traque, ou la défense dont nous sommes capables aussi et quand même, nous serons heureux.
Infiniment.
Parce qu’assurés de ce que nous sommes : responsables de tous et de chacun.
Tous pour un et un pour tous aurait pu être notre devise, mais elle était déjà prise.
Alors juste une merveilleuse et magnifique année à tous les miens.
Et plus particulièrement à ma famille.
À toi Muriel, qui as abandonné l’art ou presque, pour t’occuper d’enfants dans un Gan, où tu es comme un poisson dans sa mer.
À toi Marco, que je vais bientôt revoir dans ton kibboutz d’origine, et où, de ta belle terrasse à l’israélienne, toujours entre high-tech et tiers-monde, nous regarderons les oliviers pousser.
À toi mon Israël, cette partie de moi qui me donne la force d’accomplir ce que mon Italie me pousse à réaliser : la création du monde.
J’avoue, c’est usant et fatiguant.
J’ai des tendinites aux poignets à force d’utiliser le plâtre et le ciment, le mortier, mal aux muscles partout.
Mais dans mon atelier, ce matin, j’ai posé les toiles les unes à côté des autres.
Et l’histoire était là.
Devant mes yeux, Babel avait ressurgi de sa destruction, blanche, pleine de mots et de savoirs.
Tout ça à cause de têtes de poissons !



