À l’heure où s’ouvre à New York le débat général de l’Assemblée des Nations unies, Israël lance une campagne mettant directement en cause les mécanismes par lesquels, selon lui, certaines accusations portées contre l’État hébreu sont produites, reprises et finalement consacrées comme des faits. Pour le dire, une vidéo de vingt secondes : dans l’hémicycle de l’ONU, des perroquets représentant les États répètent en chœur : « Blame Israel ». Derrière la provocation, une question mérite examen : qui produit l’information, qui la vérifie — et qui cite qui ?
La campagne est israélienne et gouvernementale : ses affirmations doivent donc être examinées comme telles, pièces à l’appui. Mais la question qu’elle soulève mérite mieux qu’un haussement d’épaules. Lorsqu’une même affirmation circule entre agences de l’ONU, ONG, médias et responsables politiques, sa multiplication ne constitue pas, à elle seule, une multiplication des sources. Encore faut-il remonter à la source première.
HaBayta reviendra sur les principaux dossiers documentés par cette campagne.
Site officiel de la campagne « The UN’s Lie Industry »
La Rédaction de HaBayta


