Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme a déposé, le 24 septembre 2026, une plainte auprès du procureur de la République de Paris à l’encontre de Ségolène Royal, à la suite de propos tenus lors d’un débat télévisé. Le BNVCA estime que ces déclarations introduisent une distinction entre les citoyens français en raison de leur appartenance supposée à la communauté juive. Il appartient désormais à l’autorité judiciaire d’apprécier l’éventuelle qualification pénale de ces propos.
Selon les propos reproduits dans la plainte, Ségolène Royal a déclaré qu’« il faudrait plus de voix israéliennes et juives » pour dire que la situation qu’elle évoquait était « absolument intolérable », estimant qu’une telle prise de parole permettrait de « freiner la montée de l’antisémitisme ». Elle a également déclaré : « les gens mélangent tout », ajoutant : « Les gens se disent : ce sont les juifs en général. Mais non, c’est Netanyahou et ceux qui l’entourent. »
Dans sa plainte, le BNVCA considère que cette formulation revient à adresser spécifiquement aux citoyens juifs une injonction à prendre position contre les dirigeants israéliens, alors qu’une telle demande ne serait pas formulée à l’égard des autres citoyens. C’est sur cette distinction que l’association fonde l’essentiel de sa démarche.
Le BNVCA a donc déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris. L’association indique fonder sa démarche sur les articles 23 et 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.
La qualification juridique invoquée relève à ce stade de l’analyse du BNVCA. Il appartiendra au parquet, puis le cas échéant à une juridiction, d’en apprécier le bien-fondé.
Le BNVCA indique par ailleurs son intention de se constituer partie civile et demande à être informé des suites données à cette plainte, datée du 24 septembre 2026.


