Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) annonce avoir saisi le parquet de Paris d’une plainte datée du 15 octobre 2026, visant une personne se présentant sous le nom d’Isabelle Callaud. En cause : une caricature représentant des soldates israéliennes aux nez crochus, associée à une allusion à Raphaël Glucksmann et à une primaire socialiste. Le BNVCA dénonce une reprise des stéréotypes antisémites de l’imagerie nazie et demande l’engagement de poursuites judiciaires.
COMMUNIQUÉ DU BNVCA
Paris, le 18 octobre 2026
Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) annonce avoir déposé plainte auprès du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Paris contre une personne se présentant sous le nom d’Isabelle Callaud, à laquelle il reproche la publication répétée d’images et de propos antisémites.
La plainte vise notamment une caricature représentant des soldates israéliennes alignées, affublées de grands nez crochus, accompagnée de cette légende :
« Raphaël Glucksmann remporte la primaire dès le premier tour. »
L’auteure de cette publication feint ensuite de s’interroger :
« Mais qui a voté ? »
Pour le BNVCA, cette représentation renvoie directement aux pires caricatures de l’époque nazie, qui affublaient les Juifs de nez longs et crochus afin de les stigmatiser et de les déshumaniser.
Dans sa plainte datée du 15 octobre 2026, l’association dénonce des faits qu’elle qualifie de « diffamation antisémite » et de « discrimination à l’encontre des citoyens juifs de France ».
Le BNVCA demande au procureur de la République d’engager les poursuites appropriées afin que la justice apprécie la portée de cet amalgame entre des soldates israéliennes représentées selon les codes de l’antisémitisme historique et le résultat supposé d’une primaire politique française.
L’association souligne que de telles représentations contribuent à banaliser des stéréotypes antisémites dont l’histoire a démontré les conséquences tragiques.
Le BNVCA insiste sur la nécessité d’une réponse judiciaire à la hauteur de la gravité des faits dénoncés, dans un contexte où la société française connaît une recrudescence préoccupante de l’antisémitisme.
L’association a demandé au parquet de Paris de la tenir informée des suites réservées à sa plainte.



