Six ans. Six ans sans un véritable concert.
Hier soir, à Paris, Céline Dion est entrée sur scène. Elle a commencé à chanter On ne change pas.
Et elle a pleuré.
Pas besoin d’en rajouter.
On sait la maladie. Les spasmes. Le corps devenu parfois l’ennemi de cette femme dont le métier a toujours consisté à en faire l’instrument de sa voix.
On sait aussi “mon René”, l’absence, les combats.
Quelques jours plus tôt, France 2 diffusait Il était une Voix… Céline Dion, de Yann Grasland, écrit et raconté par Nagui. Un documentaire construit autour d’une idée magnifique : pour raconter Céline Dion, peut-être fallait-il cesser de raconter sa légende et écouter sa voix.
Les archives sonores de Taratata, restaurées et isolées, font entendre le travail, les nuances, la puissance — mais aussi ce que toute voix possède de vulnérable.
Et puis hier soir, la théorie est devenue chair: Céline Dion était là.
La voix tremblait peut-être.
Elle était là.
Elle a chanté My Heart Will Go On.
Et, pour une fois, le titre disait tout.
HaBayta
À voir
Il était une Voix… Céline Dion
Documentaire de Yann Grasland, écrit et raconté par Nagui.
90 minutes. Production Banijay Production Media.
Diffusé le 8 septembre 2026 sur France 2 et disponible sur france.tv. Le film s’appuie notamment sur des archives sonores restaurées de Taratata de 1995 et 1996, ainsi que sur des sessions studio, pour raconter Céline Dion par sa voix elle-même.



