Claude A est, dans la vie, un garçon semblant doux et gentil.
Et il y a lieu d’être triste devant une guerre et son cortège de victimes civiles, fussent-elles collatérales. Comme dans toute guerre. C’est, du reste, le lot de la centaine de guerres, conflits en cours à travers la planète, dont certaines sont même infiniment plus meurtrières que celle de Gaza.
Cette guerre, le Hamas l’a voulue, ô combien! Et la liste de ses turpitudes, y compris envers sa propre population, est bien documentée.
Il est certain que toute victime civile d’une guerre est à pleurer, quelle qu’elle soit. Palestinienne ou israélienne.
Mais une fois que l’on a dit cela, force est de constater que Claude A est enfermé dans une infrangible idéologie d’extrême gauche, bien présente en Israël comme partout ailleurs en Occident.
En soi, c’est une preuve supplémentaire de la vigueur de la démocratie israélienne, où toutes voix, y compris les pires, s’expriment. On ne peut en dire autant dans l’ensemble de la région moyen orientale, où ce mot « démocratie « est quasiment partout banni.
Ce tropisme gauchiste incite donc Claude A à avoir systématiquement un regard acéré et vétilleux sur la démocratie israélienne, qui se défend de volontés avérées d’anéantissement.
Et, corrélativement, une vision éminemment indulgente ( voire complaisante) envers ses ennemis compulsifs, qui ne rêvent que de l’anéantir.
C’est en partant de ce biais borgne que Claude A déploie l’ensemble de ses réflexions, forcément parcellaires et unilatérales.
Il se complaît dans la rhétorique, la métaphore , bien plus que dans le registre analytique des faits. Il lui préfère le registre moral, mais avec une totale asymétrie morale. La razzia barbare du 7 octobre ? A peine effleurée, comme point de départ. La responsabilité écrasante du Hamas dans cette guerre ? Totalement éludée!
Il eût pu , par exemple, faire un livre sur les travers du Hamas, qui a perpétré la razzia barbare du 7 octobre 2023 ( avec l’aide d’un millier de civils palestiniens), événement matriciel de l’inéluctable réplique israélienne.
Il eût pu s’étonner de l’adoubement du Hamas et de ce pogrom du 7 octobre par la majorité de la population palestinienne. Et des explosions de joie de celle-ci à la vue des images filmées et diffusées par les terroristes eux-mêmes.
Autant de manifestations peu compatibles avec l’humanisme dont se prévaut ce cher Claude A.
Non, il a préféré se vautrer dans la démagogie et donner du grain à moudre à ceux qui ne rêvent que de l’éradication du seul et minuscule Etat refuge pour le peuple juif. C’est infiniment plus vendeur, il est vrai, mais aussi bien moins courageux.
Et ce, sous le couvert d’un prétendu humanisme, qui n’est qu’un vernis trompeur et à géométrie variable.
Dans ce livre autoculpabisilateur à sens unique, Claude A nous confesse ses états d’âme, et se lamente d’avoir des « mains pleines de sang ». Peut-être aurait-il pu s’interroger sur les trous noirs de sa conscience trouble, qui se complaît à naviguer dans des eaux bien saumâtres.
Ce d’autant que, sous couvert d’un jeu malsain censé ne concerner que son « je », il enrôle subrepticement tout un chacun dans un « nous » englobant que, personnellement, je récuse avec force.
Telles sont les réserves que m’inspire sa démarche nauséeuse.


