Paris, le 18 octobre 2026
Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) annonce sa présence, en qualité de partie civile, au procès de la députée européenne Rima Hassan, qui s’ouvrira les 19 et 20 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris.
Rima Hassan est poursuivie pour des faits présumés d’apologie du terrorisme, à la suite d’une publication sur les réseaux sociaux faisant référence à Kōzō Okamoto, l’un des auteurs de l’attentat perpétré en 1972 à l’aéroport de Lod, en Israël, qui avait coûté la vie à 26 personnes.
La justice devra déterminer si les propos incriminés constituent l’infraction reprochée à l’élue, qui bénéficie de la présomption d’innocence.
Pour le BNVCA, cette audience soulève une question essentielle : quelles limites la loi fixe-t-elle aux discours susceptibles de légitimer, de banaliser ou de glorifier le terrorisme ?
La liberté d’expression est un droit fondamental. Elle ne dispense personne, y compris les responsables politiques investis d’un mandat électif, du respect des lois de la République.
En se constituant partie civile, le BNVCA entend faire entendre la voix d’une association engagée depuis de nombreuses années dans la lutte contre l’antisémitisme, la haine et l’apologie du terrorisme.
Le président du BNVCA, sa vice-présidente ainsi que les membres de son bureau seront présents à l’audience, témoignant ainsi de l’importance que l’association accorde à cette procédure et, plus largement, au combat judiciaire contre toutes les formes d’incitation à la haine et de glorification de la violence terroriste.
Au lendemain des graves violences qui ont frappé plusieurs villes françaises et visé notamment des bâtiments publics, le BNVCA rappelle également qu’aucune cause politique ne saurait légitimer les atteintes aux personnes, aux institutions ou aux symboles de la République.
Le débat démocratique exige la liberté de parole. Il exige tout autant le respect de l’État de droit.
Le BNVCA ne demande pas une condamnation par avance. Il demande que la justice puisse examiner les faits en toute indépendance et que la lutte contre l’apologie du terrorisme demeure une exigence effective de notre démocratie.
L’association sera représentée à l’audience par Maître Corine Serfati-Chetrit, avocate au barreau des Pyrénées-Orientales.
Le BNVCA réaffirme sa détermination à poursuivre son action par les voies légales et judiciaires, au service de la dignité humaine, de la protection des victimes et de la défense des valeurs républicaines.
Parce que combattre l’antisémitisme et l’apologie du terrorisme, c’est aussi défendre la République et l’autorité de ses lois.
BNVCA
Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme
Contact presse : Le BNVCA se tient à la disposition des médias pour toute demande d’information ou d’entretien avec ses représentants, dans le respect des règles applicables à la procédure judiciaire.



