« Le comportement d’Israël » : Jacques Frojmovics s’arrête sur une formule devenue familière. Non pour soustraire Israël à la critique — il en reconnaît explicitement la légitimité — mais pour interroger ce qu’on attend d’un pays confronté depuis sa naissance à la guerre et à la contestation de son existence. Entre exigence, empathie et espoir de paix, il plaide pour ceux qui cherchent une issue plutôt qu’un coupable.
Comportement
Un mot qui revient
Constamment.
Le comportement d’Israël.
Un peu comme celui d’un enfant
« méchant »,
« turbulent »,
« agressif ».
Il est vrai,
Les critiques,
Juives comme non juives,
À l’égard d’Israël
Peuvent être justes.
Dès lors qu’il s’agit d’êtres humains,
Les attitudes peuvent être
Aussi louables
Que détestables.
Bien sûr,
On aurait aimé
Pouvoir contempler
Un pays d’Israël
Où chacun est assis
Sous sa vigne,
Où le loup vit en paix avec la brebis,
Où la lance est reforgée en charrue,
Comme le décrivent
Nos Livres.
Mais un pays en guerre constante,
Quel qu’il soit,
Depuis près de quatre-vingts ans,
Dont le péché originel,
Pour certains,
Est son existence même,
Mérite également
Notre empathie.
Ses ennemis s’occupent déjà,
À plein temps,
De le critiquer.
Ceux qui aident Israël et ses voisins
À s’extraire de ce marécage
Devraient, sans restriction aucune,
Être encouragés.


