Ils parlaient tous la même langue, disaient les mêmes mots et voulaient toucher le ciel. Puis Babel arriva. Jacquot Grunewald relit la Genèse et y trouve, avec Rachi, une vieille histoire d’unanimité, de langues brouillées — et de totalitarisme.
Exégèse
Les bâtisseurs de la tour – Genèse 11, 1-9.
Ils étaient unis, parlaient la même langue et débitaient les mêmes mots.
"Faisons-nous un nom", disaient-ils.
Ils bâtirent une ville et l'appelèrent "Babel" : Bab -El –"La Porte du ciel" !
Ils fabriquèrent des briques, bâtirent une tour pour atteindre le ciel.
Amusé, l'Habitant du Ciel – voir Psaume II – descendit sur terre, fit un p'tit tour, regarda la ville, regarda la tour – et… tourneboula leur langue.
Personne ne comprenait plus personne. "L'un demanda des briques, l'autre lui tendit le mortier… et il lui cassa la figure", s'amusait Rachi, à son tour.
Quant à l'Habitant du Ciel, Il désassembla les bâtisseurs et appela la ville : "Tourneboule".
Fin du totalitarisme.
Pour un tour.
JG…qui souhaite Chabat Chalom aux uns et, déjà, Bon dimanche aux autres. (De lundi, on parlera plus tard.)



