En hébreu, gan signifie jardin — et jardin d’enfants. À Philadelphie, le nom Gann conduit Jacques Frojmovics vers une tout autre histoire : celle d’une enseignante et militante qui vient de reconnaître avoir inventé pendant des années des origines palestiniennes, tunisiennes et noires. De quoi ajouter un nouveau chapitre à son meshigene Welt.
Gann.
Ce petit mot hébraïque
Réveille en moi
Les cris de joie
Des bambins
Dans la cour
De récréation.
Gann signifie
Jardin.
Mais aussi,
Par extension,
Jardin d’enfants.
À Philadelphie,
C’est une autre histoire.
C’est à l’université
Que les choses
Se passent.
Une personne
Portant ce nom
S’était forgé
Une identité
« Authentique »
Noire
Et palestinienne,
Afin de mieux afficher
Son ardeur
Dans sa lutte
Contre Israël
Au sein du monde
Éducatif.
En yiddish,
Il existe une belle expression :
A meshigene Welt.
Un monde
Devenu fou.
D’autres bien-pensants
Ont découvert
La supercherie
Et l’ont contrainte
À des aveux publics.
Il est vrai
Qu’avec Yom Kippour
Nous sommes
En pleine saison
Des confessions.
Cerise sur le gâteau :
Non seulement
Elle est blanche,
Juive,
Mais elle aurait aussi
De la famille
Dans les territoires
Occupés.
A meshigene Welt,
Je vous dis.

