Le 6 octobre 2026, à la mairie du 16e arrondissement de Paris, l’Association France-Israël, le MPCT et la Loge Ben-Gourion du B’nai B’rith organisaient une conférence de l’historien Georges Bensoussan : « Du peuple en trop à l’État en trop ». Après Emmanuel Abramovics, président de la Loge Ben-Gourion, Josiane Sberro a pris la parole pour présenter celui qui est aussi son ami de toujours. Une présentation où les livres, les combats intellectuels et les souvenirs partagés dessinent un portrait singulièrement personnel. HaBayta publie ses mots.
Georges, mon ami,
Te présenter est un honneur et une tâche difficile.
Tu es Historien. Tu as longtemps dirigé la Revue d'histoire de la Shoah. Par l'écriture et la réflexion, tu es à cette histoire, avec l'inoubliable Auschwitz en héritage, ce que Lanzmann est par le film, c'est-à-dire incontournable.
En 2002, tu nous offres la première histoire intellectuelle et politique du sionisme en français. Plus de 1 000 pages foisonnantes.
La même année, tu réunis un collectif d’enseignants perdus par les premières violations éducatives. Tu es l’auteur de cet aphorisme devenu, hélas, historiquement historique : « Les Territoires perdus de la République ».
Ce travail, ignoré des médias et du ministère, nous a permis la création de l’association PEREC, « Pour une école républicaine et citoyenne », dont la secrétaire générale est parmi nous ce soir. Nous y avons fait du bon travail.
Pour qui n’a pas compris les bouleversements politiques de notre siècle, c’est, en 2006, ton incroyable Europe, une passion génocidaire. Une analyse visionnaire dont je recommande plus que jamais la lecture dans le contexte d’aujourd’hui.
Il se murmure que la création d’Israël est le résultat de la Shoah, et c’est, en 2008, une démonstration magistrale de l’inanité de ce propos avec Un nom impérissable.
Puis les Juifs des pays arabes.
Enfin, ton dernier travail : Une nouvelle histoire du sionisme !
Ce soir, nous sommes là, avec toutes les associations présentes, pour te dire merci et t’offrir, avec notre immense amitié, une médaille virtuelle : celle de l’honneur, de l’intégrité intellectuelle, du courage et de l’obstination à combattre pour l’enchaînement des faits dans leur véracité.
Merci, Georges, d’être là et d’être toi !
Josiane Sberro — Paris, le 6 octobre 2026


