En hébreu, un « guett » peut mettre fin à un mariage. Mais en Israël, Gett est aussi le nom d’une application de taxis. Jacques Frojmovics embarque, et le voilà entraîné dans une conversation où se croisent clichés sur les Juifs belges, géopolitique et politique israélienne. Un trajet ordinaire, ou presque, dans un pays où les chauffeurs de taxi semblent parfois tenir séance à la Knesset.
Petit nom pour un mot
qui peut être terrible :
divorce, en français.
En Israël, on utilise l’application
Gett pour réserver un taxi.
Une fois embarqué, le chauffeur,
souvent au téléphone,
vous regarde à peine
et enchaîne ses conversations,
comme s’il était en train de
gérer une multinationale.
Soudain, il vous remarque.
Ah ! Des touristes belges,
diamantaires, n’est-ce pas ?
Faudra que j’entame fissa
une tournée d’ateliers Shorashim,
afin d’aborder le thème
des stéréotypes.
S’ensuit un cours de géopolitique.
On a l’impression que les discours
à la Knesset
sont concoctés derrière
les volants.
Enfin, quand parfois
un chauffeur reste muet au volant,
il y a de fortes chances
que ce soit un chauffeur arabe.
Tout un programme.
Jacques Frojmovics
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