Il a traversé la France qu’il aime, de la Normandie à Belle-Île, en passant par l’Alsace et la Côte d’Azur. Il en repart sans rien renier de sa beauté. Simplement parce qu’un autre pays, moins parfait peut-être, est devenu le sien. Et qu’il est temps de rentrer. Habayta.
La France est belle.
Je viens d’y passer un mois à la parcourir, comme au bon vieux temps de ma vie d’ici, d’est en ouest et du nord au sud.
Tout a commencé par une escapade normande fort bienvenue. Même un Israélien tanné par le soleil oriental peut craquer après quelques jours de canicule parisienne. La fraîcheur des matins normands, le bocage, les poissons, quelques bons repas : il n’en fallait pas davantage pour me remettre en forme.
Puis il y eut la Côte d’Azur, entre mer et montagne.
Et l’Alsace, sa route des vins, ses villages impeccables, presque trop jolis pour être vrais, ses paysages prospères et soignés. On comprend pourquoi tant de visiteurs y reviennent.
Enfin, le grand Ouest.
Belle-Île-en-Mer, la bien nommée. En faire le tour sous la lumière douce de cette fin d’été, longer ses côtes découpées dans la roche : un privilège.
Aujourd’hui, je rentre à Paris.
La semaine prochaine, je rentrerai en Israël.
Je quitterai cette France que j’aime, sa cuisine, ses paysages, cette incroyable variété de lumières et de panoramas, sans véritable pincement au cœur.
Parce que je rentre à la maison.
Habayta.
Mon petit pays est poussiéreux, imparfait, parfois maladroit. On y improvise beaucoup. À côté de la France, tant de choses peuvent sembler inachevées.
Mais il m’est précieux comme un diamant.
Et surtout, il est désormais le seul endroit où je sache exactement pourquoi je suis là.
Le seul endroit où je suis à ma place.
Babaït.
Je vous y attends.
Hadera, autour d’un café. 🇮🇱☕️




Très joli texte. Merci.