Alors que le Shin Bet enquête sur des soupçons d’ingérence étrangère dans les élections israéliennes, le directeur général par intérim de la Commission électorale estime que ces accusations ne devraient pas modifier le résultat du scrutin. L’enquête reste ouverte et ses conclusions ne sont pas encore connues.
La question est devenue centrale depuis l’annonce de l’enquête : les soupçons d’ingérence étrangère pourraient-ils remettre en cause le résultat des élections législatives israéliennes du 27 octobre ?
Jeudi soir, Dean Livne, directeur général par intérim de la Commission électorale centrale, a apporté une réponse importante. Interrogé par la chaîne 12, il a indiqué ne pas voir de perspective que les accusations d’ingérence étrangère influencent les résultats de l’élection.
Questionné sur une éventuelle invalidation de votes, il a évoqué la possibilité de cas individuels, à condition que des preuves directes soient établies, rapporte le Times of Israel. www.timesofisrael.com
Cette prise de position ne met pas fin à l’enquête du Shin Bet et ne préjuge pas de ses conclusions. Elle indique toutefois que, pour le responsable administratif de la Commission électorale, les soupçons examinés ne dessinent pas, à ce stade, un scénario de bouleversement du scrutin.
Plus tôt dans la journée, Dean Livne avait affirmé que les élections s’étaient déroulées conformément à la loi et qu’à la connaissance de la Commission, les accusations d’atteinte systématique à l’intégrité du vote étaient sans fondement. Il avait également précisé que les informations sensibles portées à la connaissance du président de la Commission, le juge Noam Sohlberg, avaient fait naître des soupçons nécessitant un examen approfondi. www.inn.co.il
L’enquête se poursuit
Le juge Sohlberg a demandé au Shin Bet de rechercher les éléments susceptibles de confirmer ou de réfuter les soupçons d’influence illégale au moyen de financements étrangers.
Le service de sécurité intérieure a, de son côté, souligné que ses investigations étaient ciblées et que les affirmations circulant publiquement sur leur contenu ne reflétaient pas ses conclusions. Il a également appelé à ne pas jeter le discrédit sur toute une communauté dont les membres ont exercé légalement leur droit de vote. www.calcalist.co.il
Des informations de presse ont évoqué le Qatar et la Turquie. Ces accusations ne doivent pas être présentées comme des faits établis : l’enquête n’a pas encore livré ses conclusions. Le Qatar a démenti toute ingérence. www.jpost.com
Lapid : aucun motif de retarder la Knesset
La déclaration de Dean Livne intervient après celle de Yaïr Lapid. Le dirigeant de l’opposition a indiqué avoir rencontré le directeur du Shin Bet, David Zini, et échangé avec des représentants du président de la Commission électorale.
Selon lui, les éléments portés à sa connaissance ne justifient ni une contestation des résultats ni un report de l’installation de la nouvelle Knesset. Il s’agit là aussi d’une appréciation politique, non d’une conclusion définitive des enquêteurs. www.timesofisrael.com
Une impasse politique qui demeure
Selon les résultats du dépouillement rapportés jeudi soir, le bloc de Benyamin Netanyahou disposerait de 53 sièges, celui de Gadi Eisenkot de 48 sièges, et les deux listes arabes de 19 sièges au total.
Aucun des deux grands blocs n’atteint seul les 61 sièges nécessaires à une majorité à la Knesset. Le dépouillement est achevé, mais les résultats restent soumis aux vérifications précédant leur publication définitive, prévue au plus tard le 4 novembre. www.jpost.com
Les soupçons d’ingérence doivent donc être examinés avec sérieux. Mais, en l’état, ils ne résolvent pas la question politique posée par les urnes : qui pourra réunir une majorité, et au prix de quels accords ?
La Commission électorale centrale a publié les résultats à l’issue du dépouillement : le bloc de Benyamin Netanyahou obtient 53 sièges, celui de Gadi Eisenkot 48, et les deux listes arabes 19 au total. La participation atteint 77,9 %, avec plus de 5,7 millions de votes.
Aucun des deux grands blocs n’atteint seul les 61 sièges nécessaires à une majorité à la Knesset. Les résultats restent soumis à d’éventuelles vérifications et corrections avant leur remise officielle au président Isaac Herzog, prévue le 4 novembre. La Commission affirme que l’enquête sur les soupçons d’ingérence n’affectera pas ces résultats.
La répartition des sièges reste inchangée : 53 pour le bloc Netanyahou, 48 pour le bloc Eisenkot et 19 pour les listes arabes. Aucun des deux grands blocs ne dispose seul des 61 sièges nécessaires à une majorité. La Commission indique que des vérifications et corrections restent possibles avant la remise des résultats officiels au président Isaac Herzog, prévue le 4 novembre. ערוץ 7L


