À Tokyo, une manifestation réclame l’expulsion du nouvel ambassadeur d’Israël, Emmanuel Navon. Une manifestation n’est pas un pays, et il serait malhonnête de les confondre. Mais après les boycotts, les exclusions, les mises à l’index et l’accusation désormais omniprésente de « génocide », une question demeure : à quel moment la contestation d’une politique cesse-t-elle de viser un gouvernement pour commencer à contester la présence même d’Israël parmi les nations ?
Il faut être précis. Le Japon ne demande pas l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël. Des manifestants la réclament devant l’ambassade. La nuance est essentielle. Elle n’interdit pas de regarder ce qui se passe.
Car on connaissait la critique de la politique israélienne. Puis vinrent les boycotts, les exclusions, les appels à bannir artistes, universitaires ou sportifs israéliens. Voici maintenant que, dans une capitale alliée, c’est le représentant diplomatique d’Israël que certains voudraient voir disparaître.
Emmanuel Navon répond sans invective :
« Même si vous mettez une croix sur ma photo, vous ne pourrez pas effacer l’histoire ni l’avenir de mon peuple. »
Tout est peut-être dans ce verbe : effacer.
On peut combattre un gouvernement, dénoncer une guerre, manifester contre une politique. C’est le propre des démocraties. Mais lorsque ce n’est plus seulement la politique d’Israël qui devient insupportable, mais son drapeau, ses représentants, ses artistes, ses universitaires, ses sportifs — que cherche-t-on exactement à faire disparaître ?
Depuis le 7 octobre, cette frontière se déplace sous nos yeux. Lentement parfois. Brutalement souvent.
Il faut la regarder sans outrance et la nommer sans trembler.
עד לאן? עד מתי? Ad le’an? Ad mataï?
Jusqu’où ? Jusqu’à quand ?




Il faut etre clair, l antisemitisme visceral qui coule dans les veines du monde occidental chretien ne conçerne pas le Japon .
Les moyens colossaux developpés par le qatar , l arabie saoudite , la gauche obamienne et soros laissent des traces dans des espaces historiquement vierges comme les pays asiatiques .
Mais les japonais refusent l entrisme islamique et sont suffisament sages et intelligents pour ne pas tomber dans les travers occidentaux et ils ne se laisseront pas berner .
D autre part , le monde redevient ultra dangereux et le Japon , coincé entre les tarés de coree du nord et le monstre chinois sait qu il peut compter sur des echanges fructueux avec nos technologies de defenses made in Israel .
Donc aucun risque en asie de rencontrer la meme deliquescence morale qui ronge la France et l UE .