Le 30 septembre 2026, un avion reliant Dubaï à Tel-Aviv a failli tomber. Son commandant avait été poignardé. L’appareil plongeait. Des hommes se sont levés. Ils sont entrés dans le cockpit. Ils ont maîtrisé l’agresseur. Plus de 170 personnes sont revenues vivantes. C’était exactement sept jours avant le 7 octobre.
Il y a des dates auxquelles on résiste à donner du sens.
Et puis il y a celles qui vous arrêtent. 30 septembre 2026.
Ce matin-là, il reste exactement sept jours avant le troisième anniversaire du 7-Octobre. Le vol FZ1073 de Flydubai quitte Dubaï pour Tel-Aviv. À bord : plus de 170 personnes.
En plein vol, le copilote attaque au couteau le commandant de bord. L’avion plonge brutalement. Le commandant, grièvement blessé, trouve encore la force de permettre l’ouverture du cockpit.
Alors des passagers se lèvent. Ils n’attendent pas que quelqu’un d’autre le fasse. Ils pénètrent le cockpit. Ils maîtrisent l’homme qui se trouve aux commandes.
L’un d’eux, Yaniv Hayun, racontera avoir tiré l’agresseur hors du cockpit puis tenté de redresser lui-même l’appareil. Un équipage de relève présent à bord reprend finalement les commandes et pose l’avion à Tabuk, en Arabie saoudite.
Personne parmi les passagers ne meurt.
Deux jours plus tard, nous ne savons toujours pas exactement ce qui s’est passé dans la tête du copilote omanais, s’il a agi seul et quelles furent ses motivations. Mais l’enquête s’est précisée.
Le parquet général des Émirats arabes unis a ouvert une enquête portant notamment sur une éventuelle motivation terroriste, une préméditation ou d’éventuelles instructions reçues. Israël enquête également. Benjamin Netanyahu a fait état d’indices de radicalisation islamiste, sans toutefois présenter encore ces éléments comme une conclusion définitive.
Le mot terrorisme n’est donc plus seulement une hypothèse des premières heures. Il est désormais l’une des pistes officiellement examinées.
Mais le reste est là. Un commandant grièvement blessé qui trouve encore la force d’ouvrir le cockpit. Des passagers qui courent vers le cockpit au lieu de s’en éloigner. Un avion qui tombe et qui ne tombe pas. Plus de 170 personnes qui auraient pu devenir, en quelques secondes, les morts d’un autre matin.
Et cette date. Sept jours. Sept jours avant que revienne le 7 octobre. On pourra appeler cela sang-froid, entraînement, courage, hasard, concours de circonstances.
Certains passagers ont employé un autre mot : miracle. Il n’appartient pas à un journal de décider si les miracles existent. Il lui appartient parfois de constater qu’un avion aurait dû poursuivre sa chute — et que des hommes se sont levés pour l’en empêcher.
Le 30 septembre 2026, le vol FZ1073 a atterri. Sept jours plus tard reviendra le 7 octobre. Et avec lui le souvenir de ceux que personne n’avait pu sauver.




