Au lendemain de la défaite républicaine aux élections américaines de mi-mandat, JD Vance met en cause la guerre engagée contre l’Iran et interroge la relation des États-Unis avec Israël. Jean-Loup Mordekhaï Msika conteste vigoureusement cette lecture. Il y voit bien davantage qu’un désaccord stratégique : une divergence fondamentale sur la place d’Israël, la menace islamiste et les responsabilités de l’Occident. Une analyse engagée, publiée dans notre rubrique « Une Voix ».
Aussitôt après la déroute des Républicains aux élections de mi-mandat de novembre 2026, le vice-président Vance l’explique par une erreur, selon lui, du président Donald Trump, qui a eu le tort d’engager, en alliance avec Israël, une guerre préventive pour interdire l’arme nucléaire et les missiles balistiques intercontinentaux au régime islamique dictatorial d’Iran.
Vance était en faveur de négociations, auxquelles il s’est d’ailleurs prêté à plusieurs reprises, se déplaçant à Islamabad, au Bürgenstock et à Doha, pour des négociations « arbitrées » par le Qatar et le Pakistan, négociations qui ne visaient en fait qu’à faire gagner du temps au régime islamiste, bourreau de son propre peuple, pour sa survie et la permanence de sa menace contre la civilisation.
Avec des gens comme Tucker Carlson, Hasan Piker, Zohran Mamdani ou Abdul El-Sayed, et avec une majorité des médias et milieux universitaires corrompus par l’entrisme des Frères musulmans financés par les milliards du Qatar, il a tendance à considérer que les menaces explicites et les attaques continuelles menées par l’Iran des ayatollahs et ses agents terroristes contre Israël ne concernent en rien les USA, et qu’Israël doit se débrouiller tout seul, les USA devant lui refuser tout soutien et toutes armes.
Il refuse de considérer Israël comme un allié central dans la défense de la civilisation judéo-chrétienne menacée par le djihad mondial et par une déchristianisation et un égarement wokiste effarants.
La dimension civilisationnelle (liberté, justice, égalité, respect et amour du prochain, toutes valeurs issues du Lévitique et intégrées par le christianisme et surtout par les pères fondateurs de la Constitution des USA…) semble lui échapper totalement.
Israël n’est pour lui qu’un petit pays, méprisable par ses limites géographiques et démographiques modestes (« … seulement dix millions d’habitants… »), et non le berceau et la lumière originelle de notre civilisation qui a particulièrement fleuri aux USA et que le djihad souhaite éteindre.
La conversion récente et zélée de Vance au catholicisme explique probablement la distance que Vance souhaite conserver envers Israël et les Juifs.
Malgré l’enseignement de Nostra Ætate de Vatican II de 1965, qui a reconnu la permanence de l’Alliance divine avec Israël et renoncé à l’accusation millénaire de déicide, beaucoup de catholiques ne pardonnent en effet toujours pas aux Juifs d’avoir refusé la divinité incarnée en Jésus et en la Trinité, mouvement idolâtre pour eux, qui restent fidèles au Dieu unique, infini et irreprésentable d’Israël (« Adonaï Ehad »…).
Vance ne comprend pas que si, à Dieu ne plaise, Israël devait un jour finir par être détruit par le terrorisme djihadiste, le djihad en ressortirait galvanisé, dans une énergie décuplée, pour la conquête du monde et la soumission de la planète entière à l’islam, par l’entrisme systématique comme par la violence.
Les dirigeants des États démocratiques occidentaux (France, Angleterre, Canada, etc.) affirment que la guerre préventive contre l’arme nucléaire et les missiles balistiques intercontinentaux du régime islamique n’est « pas leur guerre » et laissent par contre l’entrisme des Frères musulmans mettre leurs propres pays à feu et à sang.
Trump, par contre, ne perd pas de vue l’enjeu civilisationnel judéo-chrétien majeur, à défendre, en solidarité avec Israël, et il a entrepris une guerre préventive, pour contenir et effacer la menace islamiste explicite (« Mort à Israël, mort à l’Amérique ! »).
Qui des deux a raison ?
Alors que l’Allemagne hitlérienne avait entrepris un réarmement massif en 1935, Léon Blum refusait en 1936 toute guerre préventive et envisageait plutôt des négociations.
Il savait pourtant à quoi s’attendre de la part de l’auteur de Mein Kampf, publié en 1925 et 1926.
À Munich, en 1938, la France avait le choix entre le déshonneur ou la guerre.
En trahissant la Tchécoslovaquie, elle a eu le déshonneur ET la guerre, comme annoncé par Churchill.
Churchill avait courageusement offert aux Anglais « de la sueur, du sang et des larmes » pour vaincre la tyrannie hitlérienne.
Trump est encore à la Maison-Blanche pour deux ans, et il peut encore expliquer qu’une victoire durable contre la menace djihadiste vaut bien quelques sacrifices à court terme.
Si, pour le prix à la pompe, les nations occidentales laissent, avec Vance et Macron, le régime islamique s’armer indéfiniment et abandonnent Israël, lui interdisant les armes pour se défendre, cette trahison ne fera que mener à une conflagration bien pire qu’une guerre préventive faisant sauter ce régime et libérant enfin, dès que possible, le peuple iranien martyr d’une dictature meurtrière et démentielle.
Jean-Loup Mordekhaï Msika
Le 6 novembre 2026
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Vance est certes un parfait incapable , mais j avoue limiter ma confiance lorsqu il s agit de la determination de Trump.
Il m est d ailleurs difficile de comprendre pourquoi ce president a si courageusement decidė de stopper les mollahs nazis pour s arreter tout seul au milieu du gué , une strategie d etranglement de l iran a bien ete mise en place mais l histoire a encore prouvė que les occidentaux n ont pas le temps la ou les orientaux peuvent attendre et attendre encore .....