Combien de lycéens représentent réellement ceux qui prétendent parler au nom de toute une génération ? Derrière les porte-parole omniprésents, les mobilisations spectaculaires et les discours militants, Antoine Desjardins dénonce un fossé entre la visibilité médiatique des organisations lycéennes et leur poids numérique réel. Une charge féroce contre ce qu’il considère comme une représentation largement artificielle de la jeunesse française.
J’ai été lycéen. Je n’ai de ma vie vu un lycéen qui fût « syndiqué », et encore moins qui payât une cotisation.
Il y a des poissons volants, mais… etc.
Tout ça, c’est du flan !
De même, au passage, que je n’ai jamais vu aucun lycéen faire autre chose que bondir de joie quand on lui disait qu’un professeur était absent. Bon.
Prenez l’Union syndicale lycéenne (USL), l’une des plus visibles de ces organisations.
Elle revendique 3 500 adhérents, soit l’équivalent d’à peine 0,15 % des quelque 2,26 millions de lycéens français. Et encore, ce chiffre, qui englobe également des étudiants de BTS et de classes préparatoires, n’est pas certifié indépendamment.
0,15 % ! Vous ne rêvez pas !
Moins de deux adhérents déclarés pour mille lycéens !
Et pourtant, ses porte-parole paradent dans les médias comme s’ils incarnaient toute une génération.
Ces « organisations » sont des petites marionnettes médiatiques destinées à faire croire, sur la scène politique, à une multitude… qui n’existe pas.
Les partis — de gauche, bien sûr — tirent les ficelles. Les militants, fils à papa des beaux quartiers, prêtent leur visage, et l’on voudrait nous faire croire que c’est la jeunesse qui parle !
Ces blancs-becs, ces petits cuistres qui récitent la leçon qu’on leur a fait apprendre, se serviront plus tard de la visibilité acquise comme d’une rampe de lancement professionnelle.
J’en connais, pistonnés aussi par maman, qui ont fini avec une belle sinécure à la mairie de Paris, ou députés.
Les voilà, au reste, devenus beaucoup moins rebelles, anticapitalistes, casseurs, une fois qu’ils ont fait leur beurre en monnayant leur visibilité.
Ces paltoquets impudents qu’on voit à la télévision, qui parlent d’un ton cassant à une agrégée de philosophie, docteure, pour lui expliquer qu’elle est inculte (cette scène s’est produite), ces petits cons qui ont avalé des tracts de LFI et pensent à coups de slogans débiles, NE REPRÉSENTENT qu’eux-mêmes et sont instrumentalisés par Mélenchon et Cie.
Aucun lycéen de France ou de Navarre n’aurait été capable, il y a quinze jours, de dire le nom d’un seul syndicat, et encore moins celui de son pseudo-président ou de son secrétaire général.
Tout ça est une vaste plaisanterie et aucun journaliste n’a l’air de s’en aviser.
Des effectifs dérisoires, une représentativité fantomatique, mais une prétention démesurée à parler au nom de tous.
L’essence de la gauche est là.
L’aptitude à capter un micro, à « ambiancer », à multiplier les syndicats Potemkine et à les mettre en circulation pour occuper le terrain.
Les manifs ne sont donc pas peuplées de « syndiqués », mais de lycéens opportunistes stupides qui suivent le mouvement comme des moutons, trop heureux de faire la révolution, c’est-à-dire de ne rien branler, en sacrifiant complètement leur avenir et le sérieux de leurs études pour de nouveaux carnavals exutoires, avec courses derrière les flics, abribus saccagés, commerces détruits, etc.
Encore devrions-nous préciser que ces moutons qui manifestent derrière les syndiqués ne sont eux-mêmes qu’une toute petite partie des lycéens, rapportés aux 2,26 millions. La plupart restent chez eux, et ils font bien !!
Les dirigeants de ces syndicats sont des têtes à claques.
On se demande ce qui a pris la société d’accepter un jour ce détournement et cette dénaturation de ce qu’est, à mes yeux, un véritable syndicat, dont la vocation première est de défendre des intérêts professionnels.
Le tour de force de ce cinéma, en tout cas, c’est de faire passer une poignée de militants pour la voix de millions de lycéens.
Désolé, il fallait que ça sorte !





