Le documentaire NAZA met gravement en cause les méthodes de ciblage de Tsahal à Gaza, en s’appuyant notamment sur des témoignages anonymisés de soldats et d’anciens membres des services israéliens. Erick Lebahr, avocat, récuse ici frontalement la méthode, la valeur probatoire de ces témoignages et les conclusions qu’en tirent les réalisateurs. Un contre-réquisitoire sans précautions oratoires, dont l’auteur assume le ton comme les arguments.
David Colas, il y a deux réalisateurs de ce film, un homme et une femme. Je parle de l’homme, dont, à dessein, je ne nommerai pas le nom répulsif. C’est si ardu pour vous de déduire de qui il s’agit ?
Quant au debunking auquel je me livre plus haut, il n’a visiblement pas imprimé votre esprit, dont le foisonnement neuronal est peut-être en berne.
Ce film, qui n’a rien à voir avec un vrai documentaire qui viserait à s’enquérir de la réalité de terrain, est un vulgaire torchon de propagande gauchiste.
Ce réalisateur, Abraham… (pour vous aider un peu), est ami et partenaire de longue date d’un certain Ahmed Al Naouk, lié au Hamas (dont le frère est aussi un combattant islamonazi du Hamas, éliminé par Tsahal).
Dans ce pompeux galimatias, il n’y a aucune source identifiable.
Non, Monsieur, un témoignage anonyme n’est pas recevable. Jamais. Ni devant un tribunal, ni devant aucune instance ou aucun organisme. Je suis avocat, et j’ai la faiblesse de penser que je sais de quoi je parle en cette occurrence.
Dans cet inane salmigondis, il n’y a aucun nom, aucun visage, aucune précision sur leur soi-disant rôle dans l’armée, aucun lieu, aucun fait objectif précis, aucune date pour étayer ces accusations…
… accusations donc non établies (et pour cause !), selon lesquelles Tsahal ciblerait intentionnellement des civils, puisque l’intégralité du film repose sur ces témoignages anonymes.
Je pourrais aussi bien choisir des témoins anonymes qui proclament que le rose est bleu ou que, le jour, il fait nuit. Pourriez-vous authentifier leurs dires ?
Est-il utile de citer la suprême contradiction de ce brûlot, seulement destiné à calomnier ? Il est fait dire à un prétendu soldat qu’il aurait reçu l’ordre de réaliser une frappe, tout en sachant qu’il risquait d’y avoir plausiblement près de 500 morts collatérales parmi les civils.
Las pour la démonstration, il n’y a pas une seule journée où cela s’est produit, même selon les sources du Hamas (dont on connaît l’objectivité, n’est-ce pas).
Il s’agit donc d’un film dont le scénario est construit sur du vent. D’un récit en mode réquisitoire au vitriol, uniquement à charge, visant à asseoir une conclusion scélérate préétablie.
Ce réalisateur indigne, mû par la haine de soi, consubstantielle à son tropisme gauchiste, a déclaré ultérieurement au journaliste qui l’interviewait sur sa méthodologie « qu’il n’avait pas vérifié ses sources, car il faisait confiance à The Guardian » ! Tout est dit.
Enfin, je vous objecterai une remarque rationnelle, si tant est que ce mot ait encore un sens aujourd’hui. Puisque Tsahal commettrait soi-disant un « génocide à Gaza », pourquoi prend-elle la peine d’user de l’IA pour identifier des cibles du Hamas et pour s’interroger sur le risque de victimes civiles collatérales ?
Il lui suffirait pourtant de frapper de façon indiscriminée afin de tuer tous les Palestiniens de Gaza et, en un jour, un tel objectif serait achevé. Tsahal n’aurait donc nullement besoin d’envoyer des troupes au sol, des jeunes de 20 ans, risquer leur vie.
En conclusion, adhérer à ce torchon, qui ne vise pas à informer mais à accuser péremptoirement, sans preuves tangibles, c’est congédier le réel, la vérité, le bon sens.
À l’inverse, prendre la peine d’entendre les objections du debunking, c’est faire preuve d’honnêteté intellectuelle et d’une volonté de penser…
… ce, au-delà des anathèmes proférés en chœur par les moutons du troupeau, mus par un panurgisme pervers et calomniateur.
Je vous y invite, Monsieur, pour vous éviter un travers fort répandu lorsqu’il s’agit du conflit israélo-arabe, disons du conflit israélo-islamiste : l’ultracrépidarianisme, à savoir le fait délétère de donner son avis avec assurance sur des sujets que l’on ne maîtrise pas.
En effet, l’effet Dunning-Kruger nous enseigne que, bien souvent, moins les fâcheux en savent, ou pensent en savoir, plus ils parlent, et plus ils parlent fort. Sans intégrer le doute, celui qui permet d’éviter que les certitudes les plus ancrées consacrent le deuil de l’intelligence.
Je n’ose croire que vous voudrez y succomber…
Erick Lebahr


