Au Nigeria, 3 083 chrétiens auraient été tués et 3 193 enlevés entre janvier et août 2026, selon l’organisation nigériane InterSociety. Près de 400 églises auraient également été attaquées. Des chiffres considérables, largement repris par la presse nigériane, mais qui restent ceux d’une ONG et ne constituent pas un bilan indépendamment vérifié.
Un rapport publié en septembre par l’organisation nigériane InterSociety avance des chiffres considérables sur les violences subies par les communautés chrétiennes du Nigeria : 3 083 morts et 3 193 enlèvements entre janvier et août 2026. Des données largement reprises par la presse nigériane, mais qui demeurent celles d’une organisation non gouvernementale et ne constituent pas un bilan indépendamment vérifié.
Au Nigeria, la violence contre les populations chrétiennes continue de faire des victimes dans des proportions considérables.
Selon un rapport publié début septembre 2026 par l’International Society for Civil Liberties and Rule of Law (InterSociety), organisation nigériane de défense des droits humains, 3 083 chrétiens auraient été tués et 3 193 enlevés entre janvier et août 2026.
L’organisation fait également état d’environ 400 églises attaquées et de 25 prêtres ou pasteurs tués, enlevés ou attaqués depuis le début de l’année.
Ces chiffres ont été repris ces derniers jours par plusieurs médias nigérians, notamment The Guardian Nigeria, Vanguard et Arise News, qui les présentent explicitement comme les estimations d’InterSociety.
Près de 20 000 églises depuis 2009
InterSociety élargit son constat à la période ouverte par le début de l’insurrection de Boko Haram.
L’organisation estime à environ 19 800 le nombre d’églises attaquées ou détruites au Nigeria depuis juillet 2009. Elle évaluait ce nombre à quelque 19 400 fin 2025, puis 19 700 à la fin juin 2026.
La situation décrite dans l’État de Taraba est particulièrement lourde.
Selon InterSociety, au moins 230 églises auraient été attaquées ou détruites entre septembre 2025 et août 2026 dans les zones concernées par les diocèses catholiques de Wukari et Jalingo. Plus de 100 000 fidèles catholiques auraient été déplacés et environ 200 villages chrétiens vidés de leurs habitants.
L’organisation indique également que 16 prêtres catholiques ont dû abandonner leurs missions pastorales et qu’au moins huit presbytères ont été incendiés. Une partie de ces données est attribuée à un communiqué du diocèse de Wukari publié en mai 2026.
EYN et NKST : des pertes accumulées depuis des années
Le rapport revient également sur deux Églises particulièrement touchées.
Pour l’EYN — Church of the Brethren in Nigeria —, implantée notamment dans les régions frappées par Boko Haram, InterSociety reprend différentes estimations établies au fil des années. En 2020, un ancien président de l’Église faisait état de plus de 8 600 membres tués ; une estimation ultérieure citée par InterSociety porte ce bilan à environ 21 000.
Concernant la NKST — Universal Reformed Christian Church —, InterSociety rapporte que l’Église a déclaré avoir perdu 5 987 fidèles et 753 églises dans les violences au Benue.
C’est à partir de ces données provenant de périodes et de sources différentes qu’InterSociety évoque plus de 27 000 membres perdus par les deux Églises depuis le début de l’insurrection jihadiste.
Ce que disent — et ne disent pas — ces chiffres
Une précaution est indispensable.
Les 3 083 morts, 3 193 enlèvements et 19 800 églises attaquées ou détruites sont les estimations d’InterSociety. Elles ne constituent pas un décompte indépendant établi par les Nations unies ou par les autorités nigérianes.
InterSociety indique travailler à partir de sources primaires et secondaires, notamment de témoignages d’habitants, de survivants et de témoins. Son calcul comporte également, pour certaines périodes, ce que l’organisation appelle des « dark figures », c’est-à-dire des estimations destinées à prendre en compte des victimes dont le sort n’a pu être établi individuellement. Vanguard, en rendant compte du rapport, précise que les chiffres avancés n’ont pas été vérifiés indépendamment.
Cette réserve méthodologique n’efface pas la réalité des violences ni l’ampleur du phénomène qu’elles décrivent. Elle impose simplement de distinguer ce qui est établi cas par cas de ce qui relève d’une estimation.
Car derrière la bataille des chiffres demeure une réalité beaucoup moins abstraite : des morts, des enlèvements, des villages abandonnés, des lieux de culte détruits et des communautés qui vivent depuis des années sous la menace de groupes armés.
Et cette réalité-là mérite, elle aussi, d’être regardée.
Merci à Dan Temam
La Rédaction d’HaBayta



La haine viscerale du monde chretien envers le peuple juif m etonnera jusqu a la fin de mes jours .
Negliger ses freres pour haïr son prochain : voila une attitude qui n honore pas