Le bal des soutiens est ouvert. HaBayta inaugure son dossier « Présidentielle 2027 » avec une prise de position de Céline Pina en faveur de David Lisnard. Après des années de vote par défaut ou de vote blanc, elle explique pourquoi elle croit en lui. Un choix personnel qui ouvre le débat et en appelle d’autres.
Présidentielle : pour moi, c’est David Lisnard, et voilà pourquoi
Par Céline Pina
Après des années de vote par défaut ou de vote blanc aux élections nationales, Céline Pina affirme son choix pour David Lisnard. Une prise de position personnelle, nourrie par ses rencontres avec lui et par sa conviction qu’il possède la détermination nécessaire pour agir.
HaBayta ouvre son dossier « Présidentielle 2027 » aux analyses, aux débats et aux choix argumentés. Cette contribution paraît dans « Une Voix », rubrique accueillant des opinions libres qui engagent leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement la position de la rédaction.
Cela fait très longtemps que je vote par défaut ou que je vote blanc. Pas aux élections locales. Mais aux élections nationales, c’est le cas depuis au moins 2007.
Il faut dire que cela fait longtemps maintenant que les hommes et femmes qui aspirent à nous représenter ont peu ou pas de profondeur de champ, de colonne vertébrale et de capacité à agir. Ils ne savent que promettre la lune et désigner des coupables. Et plus ils échouent, plus ils accélèrent la production de boucs émissaires et transforment les difficultés en tabous.
Résultat : la lâcheté devient un mode de gouvernement et une manière de durer. Outre que cela ne sert qu’une caste en sacrifiant ceux qu’elle est censée représenter, cette attitude n’a engendré qu’impuissance politique et effondrement économique et culturel. Au point que nous n’imaginons plus qu’un avenir de déclin. Notre imaginaire est au demeurant fort rationnel : si nous continuons ainsi, effectivement, la pente sera fatale pour notre système.
Les marques de l’effondrement qui vient sont déjà là. Des pays étrangers, Qatar, Russie, Iran, financent les islamistes sur notre sol et sponsorisent le palestinisme comme outil de déstabilisation. Ils ne sont même pas combattus. Le financement du séparatisme islamique vise pourtant à créer un deuxième peuple sur le sol de France et déjà les lignes de la confrontation sont posées entre un islamisme totalitaire de plus en plus dominant dans certaines banlieues et une démocratie laïque libérale. Tout cela est écrit et théorisé par les Frères musulmans, le gouvernement préfère fermer les yeux. Le meurtre de masse est un outil opérationnel déjà exploité sur notre sol. Plus de 300 des nôtres sont morts aux cris d’« Allah Akbar », toutes origines confondues. Mais les islamistes se pavanent, drapeaux palestiniens en main, dans des manifestations-émeutes qui deviennent la nouvelle manière d’ambiancer les week-ends à Paris.
Il y a d’autres signes subtils qui attestent de notre marginalisation. Vous saviez par exemple que les pénuries de médicaments se multiplient et que certains médicaments de pointe ne sont plus délivrés en France parce que nous sommes un marché qui intéresse de moins en moins ? Bienvenue dans le préquel du tiers-monde. Mais derrière cette situation, il y aura bientôt, et il y a déjà, des morts évitables. Vous dépendez d’un médicament pour vivre ? Vous ne devriez pas prendre ces lignes à la légère. Voilà pour le déclin et la marginalisation.
Le sujet du tableau n’est pas engageant. Et encore, vous n’avez pas vu les gâte-palettes chargés de le peindre. Il est temps de parler de l’impuissance politique. Nous la vivons et elle est en train de nous rendre fous et vulnérables. Qui se sent réellement en sécurité en France aujourd’hui et envisage l’avenir avec optimisme ? Même pas nos jeunes.
Ce qui est plus ennuyeux est qu’on nous explique que l’impuissance vient de la polarisation du pays. Comme s’il n’existait plus de majorité pour agir. Sauf que c’est faux. Les sondages montrent qu’il existe une majorité en France, que celle-ci est claire sur un certain nombre de sujets : immigration, sécurité, réorganisation de l’Éducation nationale, rejet de la bureaucratisation, diminution de la voilure et de la dette de l’État, relance industrielle, revalorisation du travail… Les Français ne sont pas si divisés, mais il existe des minorités actives qui font peur, parce qu’elles baignent dans une idéologie où la violence est légitimée pour prendre le pouvoir et que les plus excités appliquent la méthode. La faiblesse de nos gouvernants actuels leur donne des ailes et le goût du sang.
On en arrive à cette situation absurde où, alors que tout le monde sait que le collège unique, comme le refus de la sélection et les plus de 80 % d’une classe d’âge au bac, ont été une énorme erreur, personne n’ose le dire. Au moment où l’ascenseur social fonctionnait le mieux, dans les années 1975, seuls 24 % d’une génération avaient le bac. Depuis, on atteint presque les 90 % d’une génération détentrice du bac et l’ascenseur social s’est transformé en toboggan. Mais sur ce sujet, les politiques se taisent parce qu’ils ont peur d’une extrême gauche qui est autant représentée chez les étudiants que chez les professeurs et qu’ils ont renoncé à faire le nécessaire. Alors on fait semblant. Semblant de soutenir « des revendications légitimes » qui se bornent à des demandes d’argent, semblant d’augmenter les budgets, semblant d’agir. Jusqu’au prochain tour de chauffe et de casse. Et on assiste, désespéré, à des numéros de claquettes de politiciens inutiles pendant que seul le dévouement des policiers empêche que les grandes villes de France ne basculent totalement dans le désordre et la razzia. Voilà pourquoi il faut qu’il se passe quelque chose. Maintenant. Et en démocratie, l’élection est la réponse. À condition que l’on assiste bien à la rencontre d’un homme, d’un peuple et d’un projet et pas à l’AG de renouvellement du bureau des Castors.
Voilà pourquoi voter Macron bis, qu’il s’agisse d’Édouard Philippe, de Gabriel Attal ou de Raphaël Glucksmann, n’est pas une solution. Ils ne feront pas ce qu’ils n’ont jamais fait : regarder en face la situation et se donner les moyens de l’affronter. Voter pour eux, c’est comme se débattre dans des sables mouvants. L’objectif est de se sauver, la manière vous enfonce et le résultat vous condamne. D’eux, il n’y a rien à attendre et le courage qu’ils n’ont jamais manifesté n’arrivera pas par miracle. Ils ont perdu le pays, ils ne savent ni où le chercher ni où aller, et vous voulez en faire des guides de haute montagne ?
Il aurait pu y avoir Retailleau, un honnête homme, sincère et guidé par de réelles convictions. Hélas, il est plombé par un parti qui ne sait pas s’il est le Parti socialiste bis ou un parti de droite. Et si oui, lequel ? Et nous non plus, d’ailleurs. Un parti qui ne cesse de donner des gages à une gauche culturelle qui ne règne plus que sur quelques arrondissements de Paris, le tout sans que cela lui ait jamais rapporté autre chose qu’un peu plus de mépris. Un parti sans ligne et qui a plus de parasites que de perspectives.
Il y a bien sûr Marine Le Pen. Celle qui survole les sondages. Je vais être claire. Pour moi, le RN n’est pas un parti d’extrême droite, si par là on entend un parti totalitaire, comme les partis fascistes ou nazis, qui font de l’antisémitisme un levier électoral et la matrice du mal dans le monde, qui légitiment la violence politique et déshumanisent leurs adversaires jusqu’à cautionner ou théoriser leur élimination. Seule LFI a sombré dans une telle abjection et seul ce parti est hors de l’arc républicain. Je pourrais donc voter pour Marine Le Pen et pas que pour faire barrage à Jean-Luc Mélenchon, si je croyais qu’elle avait un chemin pour la France. Hélas, son programme économique est aussi crédible que celui de LFI, la perspective de la Terreur et du coupage de têtes en moins — ce qui n’est pas rien !
Ne reste plus que Mélenchon, le petit Führer qui beugle. Que dire ? La seule question est : comment peut-il se trouver, selon les sondages, presque 30 % des électeurs prêts à voter pour un homme qui a remis l’antisémitisme au centre du jeu politique, s’est allié avec les islamistes, soutient l’importation de l’intifada en France et est l’incarnation même de la dérive fasciste qu’il prétend combattre ? C’est le seul candidat contre lequel je suis prête à faire barrage, quel que soit celui que l’on place en face.
Tout cela serait fort déprimant si, pour la première fois depuis 2007, je n’avais pas enfin rencontré un candidat pour lequel j’ai vraiment envie de voter et en lequel je crois. Il s’agit de David Lisnard.
Je sais qu’en général, j’aime bien m’étendre sur les arguments objectifs. Mais si je dois être sincère, ce qui me pousse à le choisir, ce ne sont pas les éléments du programme dans le détail, mais le fait qu’il sera capable de les mettre en œuvre. Ce n’est pas un technocrate, ni un commentateur, c’est un homme d’action, un patron. Le deuxième point, c’est que dans le monde politique et médiatique, les lâches pullulent. Ceux-ci sont de véritables bilans d’exploitation sur pattes avec une doublure en caoutchouc. Ils ne prennent que les positions qui rapportent le plus en coûtant le moins. Ils évitent donc tous les sujets essentiels.
Quant à la doublure en caoutchouc, elle vient de leur caractère de blob : ils prennent la forme de leur contenant. Ainsi, si on leur dit que les Français veulent plus de sécurité, ils vont prendre un ton martial et expliquer qu’ils seront intraitables. Personne n’en croit un mot, mais ils ont joué leur petit rôlet et prolongé encore un peu leur numéro, même si les spectateurs ont quitté le cirque. J’ai rencontré plusieurs fois David Lisnard, eu d’assez longues conversations avec lui. Il est ce qu’il montre. Direct, courageux, déterminé, lucide et persuadé qu’il y a un meilleur à créer. Il ne croit pas en lui par infatuation de l’ego, mais parce qu’il croit en la France et en nous qui la composons. Il n’a pas de double fond, mais de la profondeur de champ. Il ne vit pas dans une fiction, mais il porte une vision. Auprès de lui, on respire car il a du souffle. Il donne envie de redresser la tête et de relever les manches. Ça tombe bien, on n’y arrivera pas sans. C’est un homme pragmatique face à la situation économique et qui croit en ce que nous sommes, en tant que peuple, civilisation et démocratie. Et il n’a pas d’autre choix que d’être l’homme de la situation, il n’y en a pas d’autre.




Celine est une belle voix , Lisnard est un homme brillant , mais je ne suis absolument pas certain que la France connaitra une election " normale " en avril prochain , et peut etre ,pas d election du tout .
La macrono socialie et ses comperes LFI semble avoir compris que les urnes ne lui seront pas favorables , et le cirque actuel ( tout sauf spontané) risque de deboucher vers bien pire si le systeme n est pas capable " democratiquement " d imposer son candidat : le mediocre Edouard Philippe