Il fallait Jacques Frojmovics pour faire tenir dans une arobase l’hébreu, l’arabe, l’espagnol et un gâteau ashkénaze. Aujourd’hui, il remonte le fil d’un petit signe que nous tapons tous les jours — et finit, comme souvent chez « nouzôtres », par retomber sur ses papilles.
Strudel
Ce gâteau emblématique
A un rapport direct
Avec l’informatique.
Car c’est ainsi
Qu’on nomme l’arobase
En hébreu,
Chez “nouzôtres”
Beaucoup de choses
Passent par les papilles,
Toujours présentes,
Toujours fidèles.
Autant saliver
De plaisir
Quand on envoie
Un e-mail,
Non ?
D’ailleurs,
L’arobase est également liée,
D’une certaine manière,
À la nourriture.
Son origine est arabe :
« ar-rubʿ »,
Le quart.
Le mot nous est parvenu
Via l’espagnol
« arroba »,
Qui désignait
Une mesure de poids.
Une mesure servant
À peser
Une portion de...
Strudel ?
C’est presque un serpent
Qui se mord la queue.
Jacques Frojmovics


