À l’approche de Roch Hachana, Thérèse Zrihen-Dvir adresse aux lecteurs de HaBayta des vœux de foi et de vigilance. Face à l’incertitude des temps, elle rappelle ce qui demeure : la responsabilité des hommes, l’exigence de réparation et l’espérance juive.
Il ne faut guère attendre les derniers jours du mois d’Elloul pour sentir flotter dans l’air quelque chose de particulier. Déjà, les matins sont plus doux et les rayons naissants du soleil nous inondent de leur clarté nacrée, comme s’ils cherchaient à nous nimber d’une auréole de sainteté.
Une année s’achève, une autre commence. Une nouvelle page de l’Histoire rejoint les annales du temps tandis qu’une autre s’ouvre, toute neuve, qu’il va nous falloir écrire.
Les changements dramatiques qui ont jalonné l’année écoulée auront, nul doute, une influence sur celle qui pointe à l’horizon.
Devons-nous la craindre ? Devons-nous nous préparer afin de conjurer les dangers d’un futur peu engageant ?
Non.
Nous, Juifs, avons appris depuis longtemps que l’homme peut faire des projets, préparer son avenir, œuvrer à des transformations qui engagent parfois des peuples et des nations : l’Éternel aura le dernier mot. Ce que l’homme prémédite peut, en une fraction de seconde, s’effondrer et laisser place à une réalité que nul n’avait prévue.
Alors, l’Iran et sa bombe nucléaire pour menacer Israël ? L’Histoire nous a appris à nous méfier des desseins que les hommes croient accomplis d’avance. Haman était perse, lui aussi, et voulait anéantir le peuple juif. Tout semblait en place. Ce fut lui qui inaugura la potence qu’il avait destinée aux Juifs.
Chers amis, chers coreligionnaires, ayons foi en notre Créateur, en Sa justice, en Son amour pour Son peuple et pour toute Sa création.
Rassemblons-nous sous les châles de prière, le cœur sincère, pour porter notre regard vers Lui et Lui demander de protéger le faible et l’opprimé du puissant et de l’arrogant.
Mais avant de réclamer nos droits, soyons sûrs de les mériter.
Réparons le mal que nous avons pu infliger, directement ou indirectement. Préparons-nous à cette rencontre entre le peuple de Moïse et Dieu. N’omettons rien : ce privilège qui nous est accordé doit trouver sa source dans la sincérité de notre âme et de notre conscience.
Shana Tova ouMevourekhet.
Am Israël Haï.
Thérèse Zrihen-Dvir


