Il arrive qu’entre ce qui s’achève et ce qui commence, il faille inventer un lieu.
Celui-ci sera le nôtre.
Habayta est né d’une nécessité très simple : continuer à écrire. Continuer à publier. Continuer à faire vivre cette drôle de famille de plumes qui s’est constituée au fil des années.
Des femmes et des hommes qui ne pensent pas tous la même chose — Dieu merci —, qui peuvent se contredire, parfois vivement, mais auxquels une chose demeure commune : la conviction que les idées doivent pouvoir être dites, discutées et combattues par d’autres idées.
Nous continuerons donc ici.
Avec nos désaccords.
Nos inquiétudes.
Nos colères.
Nos enthousiasmes.
Israël, bien sûr.
La France, évidemment.
Les mondes juifs.
Et le monde tout court.
Une seule chose aura moins que jamais sa place ici : ce « ils » qui transforme des individus en bloc, abolit les visages et dispense de penser.
Pour le reste, les portes sont ouvertes.
Habayta sera entièrement gratuit. Il n’y aura ni abonnement payant ni texte réservé à quelques-uns. Les textes sont faits pour circuler, être lus, discutés, transmis.
Entrez.
Sarah Cattan


