Les premières consultations engagées par le président Isaac Herzog pour former le prochain gouvernement israélien ravivent les inquiétudes de Shmuel Trigano. Après sa tribune « La fin du sionisme ? », le philosophe et sociologue dénonce la place prise par les partis arabes dans les nouveaux équilibres parlementaires et interroge les concessions qu’il estime désormais possibles au nom d’une majorité gouvernementale. Une nouvelle mise en garde sur l’avenir de la souveraineté juive.
Prolongement de la tribune « La fin du sionisme ? »
Le président de l’État d’Israël a ouvert les consultations pour désigner la personnalité qui, selon lui, pourra réunir un gouvernement ayant la capacité d’être soutenu par une majorité, ce qui implique directement les 19 députés des partis arabes.
Dans ce premier exercice, il a sollicité Gady Eisenkot contre Netanyahou. La valse des personnalités a commencé, et parmi elles les futurs députés islamistes, sans le soutien desquels Eisenkot ne peut réunir de majorité.
Or, ces personnalités émargent à l’islamisme, au Hamas, à l’Autorité palestinienne, de façon connue et documentée. Le fait que le Palais présidentiel, autant que celui qui fut chef d’état-major, Eisenkot, les reçoivent sans qu’ils aient exigé d’eux de se dissocier du Hamas et du terrorisme palestinien est choquant et constitue une défaite morale et politique pour Israël.
Le député Mansour Abbas vient ainsi de déclarer que, parmi les différents objectifs politiques des Palestiniens, il faudra apporter une solution au « judaïsme de l’État ».
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C’est très clair.
Il n’y a pas que le peuple juif en Israël qui soit concerné par cette menace. Ce sont aussi les Juifs du monde entier. Et c’est pourquoi ils doivent faire entendre leur réprobation à Eisenkot et au président.
Ce n’est pas seulement la sécurité des Israéliens qui est menacée, c’est aussi celle des Juifs d’Occident à travers le palestinisme qui fait rage dans les rues et l’alliance des rouges et des verts, l’islamo-gauchisme, l’avant-garde mondiale des Frères musulmans et du Qatar.
Ce n’est en fait qu’une partie du programme des soutiens à venir d’Eisenkot.
Voici ce qu’annonce Israël Média-J à ce propos, le 6 novembre :
« L’Assemblée générale de l’ONU doit examiner une série de résolutions anti-israéliennes déposées par la délégation palestinienne.
Les textes mettent l’accent sur les conséquences de la guerre commencée le 7 octobre 2023. Parmi les thèmes évoqués : l’aide aux réfugiés palestiniens et la protection de leurs biens et de leurs sources de revenus ; la condamnation de la présence juive en Judée-Samarie, mais aussi à Jérusalem-Est et dans le Golan syrien ; la condamnation formelle des appels d’offres de construction dans la zone E1, entre Jérusalem et Maale Adumim ; une déclaration de l’ONU refusant de reconnaître la présence israélienne en Judée-Samarie ; une politique de “différenciation” entre la Judée-Samarie et le reste d’Israël. »
Shmuel Trigano
Professeur émérite des universités
Ce texte prolonge « La fin du sionisme ? », précédemment publié sur HaBayta.
Une Voix — Les analyses et opinions exprimées dans cette rubrique sont celles de leurs auteurs.
La fin du sionisme? — Par Shmuel Trigano
Les élections israéliennes du 27 octobre 2026 ont-elles ouvert une brèche historique dans les fondements mêmes de l’État juif ? Pour Shmuel Trigano, philosophe et sociologue, professeur émérite des universités, le bouleversement ne se limite pas aux équilibres de la Knesset. Il touche à la souveraineté, à l’identité nationale et à l’avenir du sionisme. …



