Samedi 17 octobre 2026
Le mot aux lecteurs
Chers amis,
Ce matin, HABAYTA vous propose cinq lectures qui, chacune à sa manière, interrogent notre rapport à la vérité, à la mémoire et à l’avenir.
Nous interpellons TF1 sur les exigences de l’information. Nous suivons ceux qui, au sein de la société palestinienne, tentent de faire vivre le droit de vote et l’espoir démocratique.
Puis viennent deux textes qui se répondent étrangement.
Marc Reisinger nous confie ce que le 7-Octobre a fait à une vieille amitié. Une question adressée à Simon, son ami de toujours, et derrière elle, cette douleur particulière de ne plus parvenir à se comprendre.
Jacques Frojmovics, lui, nous emmène en Bavière, à la rencontre de jeunes Allemands confrontés à l’histoire de leurs familles. Deux textes, deux générations, deux façons de se mesurer à la mémoire de la Shoah et à ce qu’elle nous demande aujourd’hui.
Et parce que la vie ne saurait se résumer à ses déchirures, Serge Siksik nous offre, pour terminer, une promenade pleine d’humour et d’érudition sous le soleil israélien.
Cinq textes, cinq voix. Des convictions, des interrogations, parfois des désaccords. Et toujours cette même volonté : ne jamais renoncer à penser.
Merci de faire vivre cette maison avec nous.
Sarah Cattan
HABAYTA — Entrez, la maison est ouverte.
1. « Nous relevons le gant » — Lettre ouverte à TF1
La rédaction de HABAYTA
À la suite d’un reportage de TF1 consacré aux implantations israéliennes en Cisjordanie, Shmuel Trigano nous invitait à réagir.
Nous avons relevé le gant. Non pour soustraire Israël à la critique, mais pour rappeler qu’informer suppose rigueur, contextualisation et honnêteté.
Une lettre ouverte à la direction de l’information de TF1.
« Nous relevons le gant »: Lettre ouverte à la direction de l’information de TF1. « Colonies en Cisjordanie » : manque d’équilibre et biais du récit. Par La Rédaction de HaBayta
Lettre ouverte à la direction de l’information de TF1
2. Élections palestiniennes : Masar Jadid saisit la justice
La rédaction de HABAYTA
Après plus de vingt ans sans élections nationales palestiniennes, le mouvement de Samer Sinijlawi annonce avoir engagé un recours contre le report du scrutin.
Une initiative qui pose une question essentielle : les Palestiniens pourront-ils enfin choisir librement leurs représentants ?
HABAYTA suit cette démarche en distinguant les annonces politiques, les actes judiciaires confirmés et les décisions encore attendues.
Élections palestiniennes : le Fatah soutient le report, Masar Jadid demande un scrutin plus rapproché Habayta — Point d’étape du 14 octobre 2026
Quatre jours après le décret de Mahmoud Abbas reportant les élections palestiniennes au 11 septembre 2027, le Fatah apporte officiellement son soutien à cette décision. Le mouvement Masar Jadid, conduit par Samer Sinijlawi, maintient sa participation au processus électoral mais demande que les Palestiniens puissent voter plus tôt.
3. « Et toi, Simon ? Que dis-tu ? » — On adore le Juif en pyjama rayé
Marc Reisinger
Il est des amitiés que l’Histoire a nouées et que le présent met douloureusement à l’épreuve.
Simon Gronowski, rescapé de la Shoah, invite son vieil ami Marc Reisinger à l’accompagner à Auschwitz, où furent assassinées sa mère et sa sœur.
Marc hésite, puis refuse. Derrière ce refus, une inquiétude profonde : que devient la mémoire de la Shoah lorsqu’elle est mobilisée dans les controverses contemporaines sur Israël ?
Et au bout de ce texte, une question adressée à un ami. Une question que HABAYTA a choisi de laisser ouverte.
“Et toi, Simon? Que dis-tu?” — On adore le Juif en pyjama rayé. Par Marc Reisinger
Il est des amitiés que l’Histoire a nouées et que le présent met douloureusement à l’épreuve. Lorsque Simon Gronowski, rescapé de la Shoah, invite son vieil ami Marc Reisinger à l’accompagner à Auschwitz, celui-ci hésite, puis refuse. Non par indifférence à la mémoire, mais par désarroi devant ce qu’il perçoit comme son instrumentalisation. Derrière la …
4. Heimat — Quand la mémoire prend un visage
Jacques Frojmovics
Dans les paysages paisibles de l’Allgäu bavarois, Jacques Frojmovics rencontre des élèves et des enseignants habités par une histoire qui ne passe pas.
Ils lui parlent de leurs familles, des silences, des grands-parents et de cet héritage allemand avec lequel il faut apprendre à vivre.
Face au fils de survivants de la Shoah, la mémoire cesse d’être une leçon abstraite. Elle devient une rencontre.
Un texte d’une rare humanité.
Heimat. Jacques Frojmovics — Le billet quotidien
Dans les paysages paisibles de l’Allgäu bavarois, Jacques Frojmovics rencontre des élèves et des enseignants habités par une histoire qui ne passe pas. Petits-enfants d’une génération compromise ou silencieuse, ils lui confient leurs interrogations, leurs craintes, parfois leur culpabilité. Face au fils de survivants de la Shoah, la mémoire cesse d’être…
5. J’aurais préféré un climat alpin…
Serge Siksik
Il rêvait de fraîcheur alpine. Il a trouvé les étés brûlants d’Israël.
Mais derrière cette contrariété très humaine se cache une réflexion savoureuse sur l’Alyah, l’humilité et l’attachement à une terre qui n’a jamais promis la climatisation.
Du Kuzari au Rav Kook, une méditation où l’érudition n’empêche jamais le sourire.
Une belle manière de terminer notre semaine.
J’aurais préféré un climat alpin... Ou comment le soleil d’Israël nous enseigne ce que nous n’étions pas venus apprendre. Serge Siksik pour HaBayta
Il rêvait de fraîcheur alpine. Il a trouvé le soleil d’Israël, ses trottoirs brûlants et ses étés sans indulgence. Mais derrière cette contrariété très humaine, Serge Siksik découvre une leçon inattendue : revenir sur la terre de ses ancêtres, ce n’est pas retrouver le confort espéré, c’est accepter d’être transformé par elle. Du Kuzari au Rav Kook, de …
Bon Shabbat à ceux qui le célèbrent, et belle lecture à tous.
HABAYTA — Entrez, la maison est ouverte.







