Entrez.
Bonjour de HaBayta,
Il y a des semaines où choisir cinq textes relève presque de l’impossible.
À quelques jours du 7-Octobre, nous aurions pu ne parler que de lui. Mais une maison juive ne peut pas vivre uniquement tournée vers la catastrophe — pas davantage qu’elle ne peut l’oublier.
Alors ce matin, nous avons choisi de commencer par ce que nous cherchons encore à comprendre : comment, avant le 7-Octobre, le renseignement est — ou n’est pas — devenu décision. Puis nous reviendrons au présent, à un avion qui n’est pas tombé, avant d’entendre une voix qui dit qu’on peut combattre l’autre sans l’exclure, la pensée de Shmuel Trigano, et enfin cette voix venue d’Amérique qui regarde la France avec la distance, la gouaille et le mauvais esprit de Philippe Danière.
Et parce que HaBayta grandit, nous vous confions aujourd’hui quelque chose de plus : le pacte que nous voulons tenir avec nos lecteurs.
Cinq textes, donc. Non pas les « meilleurs » — cela ne voudrait rien dire — mais ceux que nous voulons particulièrement vous montrer ce matin.
Bonne lecture. Shabbat shalom — et bienvenue à la maison.
1. 7-Octobre — Qui savait quoi ? V. Du renseignement à la décision
À quelques jours du 7-Octobre, notre enquête change encore de focale. Nous connaissons mieux certains signaux, et désormais certaines décisions. Entre les deux demeure la question décisive : quelles informations se trouvaient réellement sur la table lorsque ces décisions furent prises ? HaBayta continue de reconstruire ce passage, document après document.
7-Octobre — Qui savait quoi? V. Du renseignement à la décision. Point d’étape — 27 septembre 2026
Les alertes se précisent. Les témoignages se recoupent. Et, désormais, des documents contemporains permettent d’observer ce que le sommet politique et sécuritaire israélien décide dans les dix jours précédant le 7-Octobre. Ils ne permettent toujours pas de savoir quelles alertes précises se trouvaient sur la table des décideurs. Mais notre enquête franc…
2. L’avion qui n’est pas tombé
Il arrive que l’actualité se joue aussi dans ce qui n’a pas eu lieu. Un avion, une attaque empêchée, des vies qui continuent. À quelques jours d’une date saturée de mort, nous voulions aussi regarder cela : le désastre évité.
L’avion qui n’est pas tombé.
Le 30 septembre 2026, un avion reliant Dubaï à Tel-Aviv a failli tomber. Son commandant avait été poignardé. L’appareil plongeait. Des hommes se sont levés. Ils sont entrés dans le cockpit. Ils ont maîtrisé l’agresseur. Plus de 170 personnes sont revenues vivantes. C’était exactement sept jours avant le 7 octobre.
3. Je te combats, mais je ne t’exclus pas — Francky Perez
Peut-on se battre sur des idées sans retrancher celui qui pense autrement du « nous » ? Francky Perez répond par une phrase simple qui pourrait presque servir de règle de maison : je te combats, mais je ne t’exclus pas.
Je te combats mais je ne t’exclus pas. Par Francky Perez
Religieux, de droite, favorable au service militaire des haredim, Francky Perez ne cherche pas refuge dans une « belle phrase sur l’unité ». Il part de ce qui le sépare profondément d’autres Juifs pour poser une question plus difficile : comment continuer à se reconnaître comme frères quand les mots blessent, que les convictions s’affrontent et que pers…
4. L’auto-génocide — Shmuel Trigano
À partir du film NAZA et de l’accusation de génocide portée contre Israël, Shmuel Trigano propose une réflexion sur ce qu’il décrit comme un mécanisme de « haine de soi » et sur ses conséquences pour les Juifs et Israël. Une thèse forte, assumée comme telle, que HaBayta donne à lire dans toute sa radicalité.
L’auto-génocide. Par Shmuel Trigano
À partir de NAZA, récompensé à la Mostra de Venise, Shmuel Trigano développe une réflexion sur l’accusation de génocide portée contre Israël par deux cinéastes israéliens. Il y voit un mécanisme de haine de soi dont il redoute les effets sur la condition des Juifs.
5. GOOOOOOOD MORNING — Philippe D’Anière
Et puis il fallait une autre voix.
Dix jours sans ordinateur, l’Amérique, la France, le désert, le monde regardé de biais — et cette manière immédiatement reconnaissable de Philippe Danière de mêler humeur, gouaille et mauvais esprit.
GOOOOOOOD MORNING.
GOOOOOOOOD MORNING 🇺🇸 🇫🇷 Les chroniques d’un migrant — Retour de vacances, retour en France. Par Philippe d’Anière
Dix jours sans ordinateur, Saint-Tropez avec Coco, deux Apple commandés « pour être sûr », et puis la France retrouvée. Philippe d’Anière revient regarder le pays avec ses yeux d’Américain de passage. Il écrit comme il parle : sans filtre, parfois à la dynamite. Une voix.
DANS LA MAISON
Comprendre sans simplifier — Le pacte de HaBayta avec ses lecteurs
HaBayta est encore une jeune maison. Il était temps pourtant de dire comment nous voulons y travailler : ce que nous promettons à nos lecteurs, ce que nous devons aux auteurs, la place du désaccord, celle des faits — et pourquoi la confiance que vous nous accordez crée pour nous une dette d’exigence.
Ce texte n’est pas un règlement. C’est notre pacte.
Comprendre sans simplifier: Le pacte de HaBayta avec ses lecteurs
Il existe une manière très particulière de mépriser un lecteur : décider à sa place que certaines choses sont trop difficiles pour lui. Un texte trop long. Une pensée trop complexe. Une référence qu’il ne connaîtrait pas. Un débat trop exigeant. Un mot qu’il faudrait remplacer par un autre, plus facile. Une histoire qu’il faudrait raccourcir. Une œuvre …








